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J'ai découvert ce paysage à l'age de 6 ans et je l'ai vécu (oui vécu parce que je connais presque chaque cailloux) pendant 10 ans environ. Loin de mon pays , je lui rends hommage ainsi qu'à mon grand-père, ma grand-mère, mon père en particulier et toute ma famille en général.
Ce paysage, ces terres si chers à mes yeux et au coeur de nos ancêtres, sont malheureusement abandonnés, normal !!!! toutes nos familles n'ont pas pu résister à l'appel des HLM de la commune la plus proche (6 km à peine) laissant petit à petit ces terres à l'abandon.
Mes grands-parents, de là où ils sont, doivent être fiers de leur terre natale, que je me suis promis de faire connaître aux autres, de la meilleure façon possible et en particulier sur la toile du net, même si cela ne dit rien à qui que ce soit ...
Historique de la famille
Ce sont des récits que mon grand-père, mes oncles, mes tantes ... etc m'ont raconté. Mes dernières connaissances retracent l'histoire ainsi;
Notre famille a toujours été une famille de nomade, notre premier ancêtre originaire du Yémen est arrivé parmi les premiers prêcheurs de l'Islam aux pays du Maghreb entre 647 et 711 (merci les sétifiens). Il finit son voyage en Algérie pour s'installer à la ville de M'Sila; ville située dans une plaine à 500 mètres d'altitude entre le Chott Hodna et les Monts du Hodna (l'Est algérien) et exactement entre Retbete-El-Ârgoub et/ou M'Tarfa, d'ailleurs, notre nom a beaucoup marqué l'histoire de l'Algérie et cela à plusieurs reprises ...
Le dernier prénom retenu de ses petits enfants est mon arrière, arrière grand-père "B'dayra" qui a du quitter sa terre natale (en échange de sa sécurité et celle de sa famille) et laisser derrière lui tout ses biens à l'époque de la guerre d'Algérie (1 700 hectares ...) pour s'installer lui aussi à son tour sur les collines de ; actuellement dans le département 34 à B.B.A et fonder une nouvelle famille dont nous sommes les petits, petits, ... petits enfants.
Depuis, les petits enfants, comme leurs ancêtres ont continué dans le même sillage, en s'éparpillant sur le territoire algérien, sans compter notre communauté d'émigrés qui a fini par s'installer définitivement (ou presque) en France et qui ne voit ce paysage, la terre de nos parents, que comme un vague souvenir auquel il vaut mieux ne pas y penser.
, c'est notre terre, nos origines et l'histoire de nos parents. Les résidents et le voisinage ne voient pas ce patelin sans penser à nous et ne pensent pas à nous sans voir le .
Je salue toute ma famille, même les membres les plus éloignés et remercie en particulier mon épouse de m'avoir encouragé, aidé et surtout incité à exposer mon coup de coeur qui est aussi celui partagé par mes enfants, malgré leur jeune age.
Et je n'oublie pas dans tout ça les Douars (petites tribus) de: Che-Ebete-Le-K'sire, B'ni-H'mide, Le-G'bayele et Aïn-El-Baydha.
K.B
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